Mardi 11 mai 2010, je décolle pour Cannes,
capitale mondiale du cinéma pour une dizaine de jours. Deux semaines plus tard,
je suis physiquement de retour à Lyon. Psychologiquement, je n’ai toujours pas
atterri. Et pour cause. J’ai vécu, avec ma camarade Lauriane Dervault et notre
coach Nicolas Petit, la quinzaine comme personne. Couverture de l’événement
pour NRJ et les Inrockuptibles, montées des marches, visites des coulisses,
projections en avant-première, rien n’a échappé à HP, partenaire officiel du
Festival de Cannes, pour combler deux étudiants en journalisme passionnés de
cinéma.
Pour
vous faire vivre, à ma manière, ce 63e Festival de Cannes, j’ai
réalisé mon compte-rendu sous forme de feuille de route, accompagnée de
photographies.
téléchargez en pdf mon compte-rendu (mediabox/telechargement/editions spéciales
L'ISCPA et RADIO ESPACE VONT TENTER DE BATTRE UN RECORD DU MONDE A LA
PART DIEU!
A
partir du Lundi 3 Mai, Radio Espace s’implante au sein du centre
commercial La Part-Dieu, et va tenter de battre le record du monde de la
chanson la plus longue afin de figurer dans le Guinness Book des
records.
Le studio mis en place à La Part-Dieu accueillera tous les
lyonnais qui souhaitent battre ce record. Chaque participant
enregistrera un mot, une expression et une marque qui, mis bout à bout,
formera la chanson la plus longue du monde. Un huissier accompagnera
l'équipe pour valider ce record.
L'ISCPA Lyon est partenaire de cet évènement. Nous vous invitons à venir
sur le
site, Place de La fontaine (la grande place ronde au milieu du centre
commercial), et si le cœur vous en dit, de contribuer au record ! Venez
en famille, avec vos amis ! Il ne manque plus que vous !
Radio
Espace sera présente aux dates suivantes :
Lundi 3 Mai : de 18h à
21h
Mardi 4, Mercredi 5, Vendredi 7, Samedi 8, Mercredi 12,
Vendredi 14 et Samedi 15 Mai: de 11h à 15h et de 16h à 18h30
Comment vivre quand on est retraité en situation de dépendance ? Hervé et Louise se le demandent tous les jours. Ils doivent faire face au coût faramineux des maisons de retraite. Ceux qui bénéficient d’une aide à domicile risquent, eux, de subir le revers des mauvaises finances du secteur.
Une maison de retraite du neuvième arrondissement. Aujourd'hui, Louise1, 76 ans, reçoit la visite de sa famille. Assise dans son fauteuil roulant, son sourire généreux masque une vie marquée par les épreuves. « Je vis sur mes économies », lance-t-elle. Cette ancienne employée de l'éducation nationale a dû prendre sa retraite à 55 ans pour s'occuper de son fils en situation de handicap. « Du coup, mes revenus ne sont pas suffisants pour payer la maison de retraite. Il ne faudrait pas que la situation dure trop longtemps. Mais je ne crois plus en l’avenir », ajoute Louise qui refuse que ses enfants l'aident financièrement. Dans la chambre voisine loge Hervé1, 71 ans. Assis sur son fauteuil face à la fenêtre, il lit son journal, en jetant des coups œil vers l'horizon nuageux par intermittence. Atteint d'une maladie paralysante depuis 2006, vivre dans sa maison à étages lui est impossible. Ancien cadre, il bénéficie d'une bonne retraite. Mais la prise en charge de sa perte d'autonomie et le logement en maison de retraite à un coût : 3 000 euros par mois. « J'ai visité plusieurs établissements et celui-ci n'était pas le plus cher, raconte-t-il. Je me demande comment survivent ceux qui touchent une petite retraite. Je ne bénéficie que de 30 euros d'aide par mois. Au final, j'ai juste assez pour payer mes impôts ».
Liquidation judiciaire. Hervé aurait pu choisir d'embaucher une aide à domicile. Mais là aussi, la situation se révèle complexe. La raison ? Les finances des associations d'aide à domicile s'enlisent. Entre 300 et 400 structures seraient concernées en 2010par des liquidations judiciaires et des cessations de paiement. « On est très inquiets », explique Benoit Calmels, responsable national du réseau UMCCASS qui fédère les Centres communaux ou intercommunaux d'action sociale. La structure fait partie des acteurs du secteur qui ont sonné l'alarme en décembre dernier. « Les associations vivent sur la réserve. Aujourd'hui, le coût de prestation n'est pas totalement payé. Le coût moyen horaire est à peu près de 22 euros et les conseils généraux ne financent qu'environ 18 euros pour les bénéficiares de l’APA (allocations personalisée d’autonomie). Si ces structures disparaissent, le service pourrait être repris par les mairies. Mais cela dépend des moyens des communes ». Une situation qui aura forcément un impact sur les retraités dépendants. « Il risque d'y avoir moins de choix et d'horaires ».
Près de 500 retraités ont manifesté hier à Lyon. Ils dénoncent une situation de précarité et réclament une hausse des pensions de l’ordre de 200 à 300 euros par mois. Les retraités sont également très inquiets pour les générations futures qui auront, selon eux, de plus en plus de mal à atteindre les 41 années de cotisation actuelles.
«Notre retraite, on s’est battu pour la gagner. On se battra pour la garder ». Ce slogan a retenti en boucle hier après-midi dans les rues de Lyon. Vers 14 h 30, environ 500 retraités se sont retrouvés sur la place Jean-Macé. Le but, manifester leur mécontentement et dénoncer leur situation financière de plus en plus précaire. Charles Amin, retraité de La Poste depuis huit ans, touche une retraite plutôt convenable de 1 100 euros par mois. Sa femme, elle, ne touche que 400 euros par mois car elle n’a pas beaucoup travaillé. Entre un loyer à payer de 700 euros, des dépenses de santé toujours plus importantes, le couple a de plus en plus de mal à boucler les fins de mois. « Je n’ai pas pris de vacances depuis cinq ans. Le loyer, la nourriture, les assurances, tout augmente ! Mais nos revenus, eux, ne bougent pas ou très peu. Ma pension a été revalorisée de 10 euros par mois l’année dernière, alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter », s’exclame-t-il.
Pouvoir d’achat. C'est justement là que le bât blesse selon Gérard Gerdin, représentant syndical de Force Ouvrière. « Il faut que les pensions soient revalorisées chaque année sur le montant du salaire et non sur le coût de la vie. En 2009, les pensions ont augmenté de 1,20 % et en 2010 elles pourraient seulement s'accroître de 0,80. ça ne peut pas continuer ». Mais ce changement n'est pas la seule revendication des syndicats présents hier. Ils veulent aussi que la somme versée pour les pensions ne soit plus calculée sur les 25 dernières années travaillées mais sur les 10. Ainsi, les retraités percevraient des pensions plus importantes puisque c'est souvent en fin de carrière que le salaire est le plus élevé. De son côté, la CGT souhaite également que l'état augmente les pensions de 200 à 300 euros par mois. Pour leur représentant André Rambaurd, « plus de 9 millions de retraités touchent moins que le SMIC. Parmi eux, beaucoup n'atteignent même pas les 600 euros par mois. Il est impossible de vivre avec si peu ». Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites évoque pour l'année 2007, 10% de retraités français ayant un niveau de vie inférieur à 913 euros mensuels. Les manifestants ont également dénoncé la baisse des remboursements de certains médicaments et l’augmentation des forfaits d’hospitalisation. Pour Anne-Marie, retraitée de l’enseignement, « les personnes âgées sont les plus exposées à la maladie. Nous ne touchons déjà pas beaucoup d’argent, si en plus on continue à nous faire payer toujours plus, nous allons droit dans le mur ».
Avenir. Ce combat, les retraités veulent donc le livrer pour eux, mais surtout pour les générations futures. « Les jeunes rentrent dans la vie active de plus en plus tard en raison de leurs études. Et à partir de 50 ans, les entreprises commencent à vous faire comprendre que vous êtes trop vieux pour travailler. Il faut repenser le système sinon les générations futures n’arriveront jamais à atteindre les 41 années de cottisation exigées à ce jour », conclut Gérard Gerdin. Cette mobilisation n’a pas touché que la capitale des Gaules. Dans toute la France, plusieurs milliers de personnes âgées sont descendues dans la rue hier.
Les retraités se font entendre. A l'appel des syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FGR-FP et UNSA, les séniors ont défilé hier dans les rues. Au cœur des inquiétudes : le pouvoir d'achat, la revalorisation du minimum de retraite et l’accès aux soins. Un mouvement qui sera réitéré le 23 mars prochain.
Principale préoccupation des Français il y a un an, les craintes liées au pouvoir d'achat reviennent au goût du jour. Aujourd'hui, 29 750 retraités bénéficient des allocations de solidarité aux personnes âgées en Rhône-Alpes. Un chiffre qui ne prend pas en compte les séniors vivant à la limite du seuil de pauvreté estimé à 910 euros par mois.
Le chômage, engendré par la crise économique, entraîne quant à lui une baisse des cotisations par les entreprises. Exemple de conséquences : le nombre de retraités sollicitant l’aide d’organisations caritatives à triplé en deux ans.
En 2010, le régime des retraites accuse un déficit de 11 milliards d'euros. Avec le vieillissement de la génération du Baby-boom, la situation n'est pas à l'optimisme. Pour le Conseil d'Orientation des Retraites, « le rapport démographique contribue à dégrader la situation financière du système de retraite ». En 1970, le France comptait 2,5 actifs pour un retraité. Un taux qui, selon les prévisions, chuterait à 1,5 actif pour un retraité dans vingt ans.