Mais d’où vient la culture des armes aux États-Unis ?

La Constitution américaine est le texte fondateur de la démocratie américaine. Au delà de son aspect fonctionnel, la constitution est un symbole fort pour tous les Américains qui attachent une grande importance au patriotisme.

Le deuxième amendement de cette constitution que nous allons aborder est très controversé, car il garantit le droit au port d’arme dans chaque état des États-Unis :

« Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. »

Cette loi a en fait été créée, car le peuple américain fraîchement installé sur son nouveau territoire après avoir fui l’Angleterre, craignait qu’on lui impose un régime tyrannique. En permettant à chaque habitant d’avoir une arme, les pères fondateurs des États-Unis souhaitaient créer une nation capable de se défendre de toute agression.

Au cours des siècles ce droit fut de nombreuses fois remis en question. Mais le fait que le pays se soit construit autour d’une culture des armes a toujours rendu le débat complexe. Car si une partie de la population considère le port d’armes totalement hors de propos en ces temps modernes, une autre pense que cela ôterait une partie de l’essence même de l’Amérique.

En 2008, la Cour suprême (plus haute instance juridique du pays) avait déclaré que le port d’arme faisait partie intégrante de l’autodéfense qui est un élément central du droit américain.

Cette polémique ne fut jamais réellement tranchée. Comme chaque état peut agir selon son bon vouloir tant qu’il ne sort pas du cadre de l’union fédéral américain, certains d’entre eux ont appliqué diverses modifications au port d’armes sur leurs territoires.

Mais au-delà de la possession d’arme, un autre sujet de débat se rajoute à cela : le port d’arme dissimulé.

Un degré de loi différent suivant les différents États

En 2007 une étude par la GunPolicy (institut mondial chargé de surveiller les armes) a classé le nombre d’armes à feu par habitant par pays. Les États-Unis sont arrivés en tête avec 112 armes pour 100 habitants. Toujours selon cette étude, en 1968 il y avait 300 millions d’armes sur le territoire, soit deux fois plus que son nombre d’habitants.

Au Kentucky par exemple, on compte environ 4 314 113 personnes pour 5 782 119 armes à feu en circulation. Alors que dans l’état de New York il y a « seulement » 595 428 armes pour presque 20 millions d’habitants selon une étude du journal The Daily Beast publié en juin 2010.

Cette différence importante du nombre d’arme provient de la liberté qu’on les pays de de modifier certaine lois tout en restant dans la ligne construite par la constitution.

Mais cela n’est pas du goût d’une partie de la population américaine qui affiche régulièrement sa volonté de diminuer voire d’abroger le port d’arme. Après chaque tuerie de masse, une vague de contestation traverse le pays et s’amplifie. Et pour cause, les chiffres sont impressionnants. En 511 jours, les États-Unis ont connu 555 tueries de masse sans que le Congrès ne lance aucune mesure. Cette information a été dévoilée par le New York Times le 2 octobre 2017 le lendemain de la tuerie de Las Vegas par une infographie où sont colorés en foncé les jours où ont lieu des tueries.

Beaucoup d’opposants au port d’arme dénoncent notamment une trop grande proximité entre le lobby des armes de la National Rifle Association et le gouvernement américain. Le business des armes légères au usa était estimé en 2012 après de 8,5 milliards d’euros, soit deux fois plus qu’en 2006.

Thomas Monteil

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