La France : aussi belle que frustrante

Après leur victoire « facile » face aux pays de Galles 2-0, cette équipe de France a concédé le nul (2-2) face à la national Mannschaft. Un sentiment de frustration donc mais un jeu encourageant qui ne peut qu’être haletant pour la suite de l’aventure.

La tournée de novembre des bleus s’est avérée aussi belle que frustrante. Non, nous ne parlons pas du rugby français qui a perdu deux fois consécutivement face aux démons néo-zélandais mais bel et bien de notre équipe de football nationale aux objectifs tant complexe qu’envisageable. Oui, l’objectif est de gagner la coupe du monde.  Un objectif affirmé par Rabiot exprimant haut et fort que cette équipe de France peut « faire de grandes choses » en Russie. Une phrase réconfortante malgré que notre DD national nous dira encore et encore, en esquivant la vraie question, sa phrase favorite : « Le plus important, c’est que il y a des joueurs de qualité, de talent. Moi, je considère que la notion de groupe est primordiale». Bref…

Au vu des deux matchs, l’équipe de France a été bonne. Il faut le dire. Outre les deux buts contre le Pays de Galles de Griezmann et Giroud, les successifs poteaux ont sauvé à tort et à travers une équipe galloise dépassée par la force offensive des bleus. Confirmation hier lorsqu’un Alexandre Lacazette retrouvé a donné le ton à la 34ème minute après un crochet implacable de Martial, lui aussi très en jambe hier soir. L’ancien joueur lyonnais a enfin marqué des points en bleu, auteur d’un deuxième but à la 71ème minute, auteur d’un sang-froid irréprochable face à Trapp, typique d’attaquant, après une passe décisive d’Mbappé. Peut-être le bon moment pour lui qui devait faire ses preuves avant d’entreprendre pouvoir s’envoler vers l’Est en 2018, non pour la place de titulaire mais pour en tant que solide plan B.

Leparisien
Anthony Martial a livré une passe décisive à Alexandre Lacazette. Crédit photo : Le Parisien.

Une jeunesse brillante

Les jeunes… Sachant que la moyenne d’âge avoisine les 25 ans, cela semble plutôt large. On se focalisera particulièrement sur Digne qui sur le match de l’Allemagne n’est pas loin de Kurzawa en terme de niveau, si ce n’est au-dessus. Tolisso également, réel patron du milieu de terrain hier alors qu’il n’est là que depuis seulement un mois. Martial, auteur de son plus beau match en équipe de France de par ses percussions, crochet… malgré son manque de réalisme sur la fin qui aurait pu tuer le match (90ème). Et le petit dernier Umtiti qu’il est indispensable de souligner, parti pour former avec Varane la charnière pour la décennie à venir. A noter que les entrants, Pavard et Nzonzi ont également réalisé un match solide.

Quelques passivités défensives sur les côtés

Le voilà le point noir ! Au milieu de toutes ses qualités résultent cependant quelques défauts et lors de la soirée d’hier, les défauts étaient du côté de l’arrière gauche et droit. Notamment sur le premier but allemand de Werner (56ème) à la suite d’une longue passe e, profondeur où Jallet, complètement à l’Ouest, repensait encore à ses belles années parisiennes au lieu de l’intercepter.

Autre joueur en dessous du niveau : Kurzawa. Le  latéral gauche est resté passif sur le dernier but allemand de Stindl (93ème), coûtant une 14ème victoire face aux allemands et une 4ème de suite à l’extérieur qui n’aurait pu qu’être de bon augure en vue du mondial.

Rendez-vous en mars

Didier Deschamps, lors de ces deux matchs a pu effectuer quelques changements afin de tester ses joueurs. Une large revue d’effectif qui a certainement pu lui donner des idées pour l’avenir. Un avenir proche, dès Mars prochain, où le sélectionneur fera ses choix pour le dernier rassemblement avant la liste pour la coupe du monde 2018.

L’affrontement France-Allemagne en statistiques.

Bastien Viennot

 

 

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