Marquis de Sade, être un salaud, l’oeuvre d’une vie

Le Marquis de Sade, l’écrivain aux 400 coups.

#balancetonSade. Au début du XXème siècle, la légende Sadienne prend place, sous l’influence d’intellectuels comme Apollinaire. Constamment sauvé par sa famille, sa femme et ses maîtresses, retour sur les déboires aux mises en scènes théâtrales du « divin marquis ».

Aristocrate dépravé

Descendant des Condés (branche des Bourbons), fils d’un père d’ambassadeur, prince du sang, Donatien Alphonse François de Sade est issu de la grande aristocratie. On peut affirmer qu’à l’époque, les abus de l’aristocratie sur le petit peuple ne doivent pas mener au tribunal.

Éduqué par son oncle, un abbé libertin, il est envoyé par son père à Louis Le grand dès ses dix ans, ou il découvrira le théâtre. Envoyé à l’école militaire à 14 ans, il revient de la guerre de sept ans à 23 ans, avec une réputation déjà bien faite. En mai 1763, son père le marie à Renée Pélagie de Montreuil, issue d’une famille riche et plus puissante.

Des scandales en série

Malgré sa situation conjugale, il continue de fréquenter les garçonnières. Le 19 octobre, il est accusé de flagellation, pornographie exacerbée et acte de blasphème par une prostituée, Jeanne Testard. Il est pour la première fois transféré au Donjon de Vincennes dont il sera sorti par sa belle-mère. Le 3 avril 1968 éclate l’affaire Rose Keller. Séquestrée et violentée, la fille parvient à s’échapper et porte plainte. Sade est finalement condamné à six mois de prison, et transféré à la forteresse Pierre Encise à Lyon.

En 1772, il se rend à Marseille en compagnie de Latour, régisseur et complice qui s’occupe de trouver les filles. Ce n’est pas une, mais plusieurs prostituées qui sont rassemblées dans une chambre louée pour l’occasion. Ils offrent aux filles des dragées parsemés d’une poudre composée de mouches réduites, la cantharide. Ils sont alors poursuivis pour empoisonnement et sodomie, passible de peine de mort. Tous deux condamnés à la peine capitale, ils parviennent à s’enfuir et rejoignent l’Italie.

Ruiné

Il mènera une vie clandestine jusqu’en février 1777. Il est transféré au donjon de Vincennes où il restera onze ans. En 1785, il écrit sa première grande œuvre, « les 120 jours de Sodom ». C’en est trop pour sa femme qui demande le divorce, et se retire en Normandie.

Des suites de la révolution, il est libéré en avril 1790 et se fait désormais appeler Louis Sade. Il s’implique dans le mouvement révolutionnaire et rejoint la section Piques qui compte dans ses rangs Robespierre. Situation paradoxale pour un « noble planqué ». Il devient un « suspect » pour le tribunal révolutionnaire. La Terreur fait rage, il est condamné en mort mais parvient une nouvelle fois à s’échapper avant d’arriver à l’échafaud, contrairement à Robespierre, pendu le 28 juillet 1794.

Selon vous, le Marquis de Sade, peut-il être considéré comme un grand écrivain, malgré toutes ces affaires ?

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Grégoire Chapron

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