Périscope : l’application qui révolutionne l’usage du journalisme

Si regarder un match en direct à la télévision ou en streaming sur internet est devenu la norme, y assister reste le meilleur moyen de s’en émerveiller. Et c’est notamment sur ce dernier point que l’application de retransmission en direct change les choses. Périscope, c’est désormais l’immédiateté d’une action d’un point de vue public, en tant qu’acteurs privilégiés de l’événement.

Il est important de rappeler qu’internet est le lieu de tous les possibles. Car si tout un chacun rêve de créer la start-up dont le monde entier parlera demain, les créateurs d’applications en sont les faire-valoir. Avec des applications de jeux sur mobiles ou d’applications, leurs revenus peuvent dépasser plusieurs millions d’euros. Mais cette course à l’innovation n’est pas sans mettre en relief de nombreux échecs ou mauvais lancements. Ainsi, qui se souvient encore d’applications innovantes comme le Leap Motion (dispositif de reconnaissance des mouvements), Highlight (connaître en temps réel ceux qui nous entourent) ou même, Lanyrd (énumérer les conférences et événements organisés par des professionnels).

Révolutionner le direct

En se tenant à la thématique sportive, Périscope est un bouleversement. Loin d’être la première à se baser sur le direct, une application comme Meerkat en faisait déjà le pari. Cette dernière lancée en février 2015 s’est vue concurrencée par Périscope suite à une simple décision : Twitter, le réseau de microblogging a préféré racheter son concurrent direct Périscope en mars 2015 pour établir un monopole. Même si quelques mois séparent la création de ces deux différents applications, Twitter a mis à mal son osmose avec Meerkat en interdisant sa possibilité de transférer les contacts. Un coup dur pour le prédicateur mais un changement profond pour les utilisateurs.

Les possibilités de Périscope

Périscope est avant tout un outil créé pour les professionnels. Le média s’attache à une nouvelle forme d’écriture couvrant les breaking news comme les live-tweets. Il s’agit d’engager et de faire vivre l’action avec ses « viewers ». Ayant l’avantage de se baser sur ses followers, chacun peut y « assister ». L’application permet diverses utilisations : la rediffusion (jusqu’à 24 heures), un mode privé (auprès d’utilisateurs spécifiques) et sur Twitter (avec ses abonnés). Quant aux utilisateurs, ces derniers peuvent y laisser des commentaires et affirmer leur appréciation avec des « cœurs ». Le storytelling change ainsi de support et passe en 2.0. Un outil de spontanéité donc la véracité et l’accessibilité appellent ainsi à une nouvelle forme de journalisme.

Seul problème, l’application propage le pseudo journalisme-citoyen et accentue le risque de violation des droits de propriété : autant intellectuelle que d’événements sportifs. La PGA ou encore le NHL en prohibent l’utilisation.

 

Mathieu JOLY