Sarkozy-Kadhafi : Comment financer une campagne présidentielle ?

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La montée sur le trône de Nicolas Sarkozy n’est pas si honnête que ça.

Pour financer sa campagne, ce dernier a eu de l’aide du régime libyen, sous la régence de Mouamar Kadhafi. Nicolas Sarkozy a cependant déclaré 20 millions d’euros comme montant officiel pour sa campagne.

L’interview qui révèlera l’enquête

Le 16 mars 2011, le fils du dirigeant libyen Saif al-Islam Kadhafi, lâche la première bombe qui fera exploser l’affaire. Durant une interview pour Euronews, il demande ouvertement à Nicolas Sarkozy de lui rendre l’argent que son père lui a prêté pour sa campagne présidentielle.

Peu après, une intervention militaire est menée en Libye, le 19 mars 2011.

Il devient l’élément d’une enquête épineuse à l’encontre de l’ancien Président et de ses proches.

Les nombreuses relations entre les politiques libyens et français

Claude Guéant et Nicolas Sarkozy sont très vite introduits auprès des membres du gouvernement libyen grâce à Ziad Takieddine présent lors d’un accord avec le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.

Tout d’abord, des proches de Claude Guéant, Secrétaire général de la présidence sous Nicolas Sarkozy, obtiennent l’exfiltration de Bachir Saleh, le gestionnaire des fonds d’investissements financiers de la Libye. Sauf que celui est recherché par Interpol, avec un mandat international à son encontre. Ce qui montre la collaboration franco-libyenne.

De plus, à la suite de cela, Claude Guéant reçoit un virement de 500 000 euros géré par le banquier Wahib Nacer, gestionnaire des comptes de Bachir Saleh. Guéant prétendra la vente de tableaux à un Néerlandais.

Lors du procès de l’affaire, l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, avoue avoir supervisé l’accord entre Nicolas Sarkozy et Mouamar Kadhafi.

En 2012, après de longs mois d’enquête, Médiapart dévoile l’affaire avec comme appui deux documents certifiant la transaction.

Nicolas Sarkozy nie et porte plainte contre Médiapart pour ‘faux et usage de faux’. Les juges certifient l’authentification des deux documents et concluent un non-lieu en faveur de Médiapart.

Des interrogations soulevées

Bien que l’affaire soit à présent révélée des questions restent encore non réglées.

Premièrement, l’ancien chef du gouvernement, Choukri Ghanem a été retrouvé assassiné, sans coupable reconnu. Ce dernier possédait un carnet avec l’ensemble des transactions effectuées. Ce qui laisse perplexe…

Ensuite, les salariés de la campagne de Nicolas Sarkozy ont tous reçu des primes par Eric Woerth et Vincent Talvas. Seulement, aucune preuve n’a pu être produite.

Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart, a enquêté pendant 6 mois sur le sujet. Dans une vidéo pour Brut, il révèle la gravité de cette enquête.

Retrouvez, également, les articles sur l’affaire de Mitterand et sa fille caché Partie 1 et Partie 2

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