Victor Hugo, « Le Misérable »

Victor Hugo, "Le Misérable"

Victor Hugo, l’ambition d’un leader aux deux face. 

Déjà jeune écolier, Victor Hugo affirmait qu’il serait « Chateaubriand ou rien ». Politique, poésie, théâtre, « c’est un touche à tout de génie » que se découvre la France au XIXème siècle. Un prix aux jeux floraux de Toulouse, « équivalent d’un prix Goncourt ». Charismatique et imposant, il devient rapidement le chef de file d’un nouveau courant, le romantisme. Il réussit ses défis les uns après les autres, que ce soit « Hernani » ou « Notre dame de Paris ». Sa force, une écriture adaptée et accessible à tous. Facile à comprendre, mais avec assez de contenu pour satisfaire les plus intellectuels.

Le combat d’une vie, l’œuvre d’un Génie

Son plus grand combat outre la pauvreté, fut de loin celui contre la peine de mort. Hugo, Badinter avant l’heure expliquait déjà que justice et peine capitale n’allait pas de concert. Socialiste dans l’âme, il inscrit avec son discours sur la misère en 1849, son nom dans l’histoire des grands moments d’éloquence. Le 9 septembre 1843, il apprend en lisant « Le Siècle », la mort de sa fille Léopoldine, noyée avec son marie, Charles Vacquerie. Détruit pas le chagrin et la perte de sa moitié, il cessera ses activités pendant des années. C’est en 1856, qu’il lui rendra hommage avec l’un des poèmes les plus connus de la littérature française.

Hugo aux faces 

En 1848, l’Europe vit différents soulèvements, aujourd’hui appelé le printemps des peuples. La France n’échappe pas à la règle, et l’écrivain, alors maire du huitième arrondissement de Paris y prend par. Il commande la répression lors des émeutes ouvrières et massacre les insurgés. Quand le 2 décembre 1951, Louis-Napoléon Bonaparte fait un coup d’état, Hugo se désolidarise. Opposant du pouvoir, il est obligé à l’exil vers les îles anglo-normandes, aujourd’hui bien connues que son Jersey et Guernesey. C’est pendant ce séjour qu’Hugo se livre au spiritisme, alors très à la mode. Il pratique désormais tous les jours pendant près de deux ans et demi, et en vient à communiquer avec Dante, Luther, Shakespeare, Mahomet et bien d’autres. D’un personnage fort et sans crainte, l’écrivain se retrouve pourchassé par son imaginaire. C’est en 1865 qu’il nomme pour la première fois « les Auxcriniers », nom qu’il donnera à ses troubles nocturnes qui le pourchasseront jusqu’à sa mort, en 1885.

Selon vous, peut-on aimer Victor malgré son passé extravagant ?

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Grégoire Chapron 

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